.::l::. LES MALADIES .::l::.

 

La liste ci-dessous n'est pas exhaustive et est donnée à titre d'information.
Dans tous les cas où un problème de santé est soupçonné ou avéré,
nous vous recommandons de consulter un vétérinaire.

 

MALADIES LE PLUS COURANTES

La Maladie de Carré
Très contagieuse et toujours d'actualité, cette maladie touche les animaux de tous âges et son évolution est très souvent mortelle. Elle peut être à l'origine de fièvre, troubles respiratoires, digestifs, oculaires, cutanés ou nerveux. Tous les symptômes ne sont pas nécessairement présents.

L'hépatite de Rubarth
Maladie grave du foie se traduisant par une forte fièvre, une gastroentérite avec parfois amygdalite, conjonctivite et oedème de la cornée qui apparaît bleutée.

La Parvovirose
Très contagieuse, cette maladie est due à un virus très résistant dans le milieu extérieur. Un chien non protégé peut l'attraper en reniflant les déjections d'un animal malade. Les symptômes sont : abattement, perte d'appétit, vomissements, diarrhée hémorragique et déshydratation. La vaccination des chiots contre la parvovirose est dès l'âge de 6 semaines avec des vaccins spécifiques.

La Leptospirose
Les leptospires sont des bactéries véhiculées par les rongeurs. On les retrouve dans les zones humides telles que marécages, étangs ou rivières ; elles pénètrent par voie transcutanée. Elle se traduit par une gastro-entérite hémorragique et un ictère flamboyant, parfois compliqués d'atteindre rénale, cardiaque ou céphalique.

La Leishmaniose
Elle est fréquente dans toutes les régions méditerranéennes. Elle est transmise par une certaine variété d'insecte ressemblant au moustique. La maladie est grave et doit être traitée précocement. Elle est, de plus, transmissible à l'homme. Diarrhée sanglante, vomissements hémorragiques, fièvre sont les principaux symptômes. Des troubles cutanées caractéristiques peuvent être présents. Il semble que certains colliers insecticides aient un bon effet protecteur.

La Toux de Chenil
C'est une trachéo-bronchite contagieuse qui touche surtout les chiens vivant en effectifs (élevages, chenils, pensions ...). Elle est due à de nombreux facteurs pour lesquels il n'existe pas toujours de vaccin. L'argent le plus pathogène est le virus Para influenza ; la plupart des vaccins pour chien contiennent cette valence en routine.

La Rage
La rage est une maladie mortelle, transmissible à l'homme. Elle fait donc l'objet d'une surveillance sanitaire stricte qui impose la vaccination dans tous les départements déclarés infectés. La vaccination contre la rage est également obligatoire pour les chiens séjournant dans des pensions, des campings ou des centres de vacances ; elle est obligatoire aussi pour la Corse, les départements d'Outre-mer et de nombreux pays étrangers.Elle est fréquente dans toutes les régions méditerranéennes. Elle est transmise par une certaine variété d'insecte ressemblant au moustique. La maladie est grave et doit être traitée précocement. Elle est, de plus, transmissible à l'homme. Diarrhée sanglante, vomissements hémorragiques, fièvre sont les principaux symptômes. Des troubles cutanées caractéristiques peuvent être présents. Il semble que certains colliers insecticides aient un bon effet protecteur.

La Piroplasmose
Provoquée par un parasite du sang, cette maladie peut être transmise à votre chien par une tique, au cours de son repas sanguin. Les piroplasmoses pénètrent dans les globules rouges et les détruisent. Il est absolument essentiel pour lutter efficacement contre les tiques. Une vaccination contre la Piroplasmose est possible.

Le Diabète
Le diabète sucré du chien est une affection qui apparaît progressivement avec l'age. Il s'agit donc d'un diabète sénile, dû à la diminution de la sécrétion de l'insuline par le pancréas.
Il est différent du diabète juvénile de l'être humain, qui est dû à la destruction massive des cellules qui produisent l'insuline et qui apparaît de ce fait précocément et brutalement.
Il existe des facteurs favorisants, tels que la race (les petites races sont plus souvent atteintes) et surtout le mode de vie (l'embonpoint est certainement la cause majeure).
Les symptômes de la maladie sont une augmentation de la consommation d'eau avec parallèlement une augmentation de la diurèse : le chien diabétique boit beaucoup et urine en abondance. Par la suite, d'autres symptômes peuvent apparaître, comme l'opacification du cristallin. Si aucun traitement n'est instauré, le chien dépérit ensuite assez rapidement.
Même si l'on ne peut pas le guérir, un diabète pris à son début peut se soigner. Il est donc très important de le détecter précocément; le premier signe qui est l'augmentation de la consommation d'eau, doit être pris au sérieux et nécessite une consultation rapide.
Au niveau de la prévention, il est indispensable de veiller à ce son chien "garde la ligne".
On évitera de donner des gâteries en dehors du repas quotidien, surtout du sucre.

L'Epilepsie
L'épilepsie est une maladie qui entraîne, comme chez l'homme, un certain nombre de manifestations neurologiques : convulsion, perte de conscience, désordres neuro-végétatifs (salivation, miction, défécation).
Le diagnostic d'épilepsie est difficile à poser. De nombreux autres causes notamment des troubles du métabolisme, des atteintes du cerveau (traumatisme, tumeur) peuvent entraîner des symptômes similaires.
Il est donc généralement nécessaire de procéder à des examens complémentaires (analyses de sang, radiographie du crâne...).
Une fois le diagnostic établi avec certitude, le traitement comprend deux volets :
• Traitement de fond à base de neuroleptiques, dont la posologie sera progressivement adaptée,
• Traitement des crises, généralement valium en intra-rectal
Les crise d'épilepsie, quand elles se répètent, ne peuvent que s'aggraver.
Il faut donc être attentif aux circonstances qui provoquent les crises (excitation, chaleur, irritation...), de façon à pouvoir les éviter.

La Fièvre
La température normale du chien est de 38,5°C.
Toutefois, le chien n'a pas un système de régulation thermique aussi souple que l'homme. Il ne peut pas transpirer pour éliminer sa chaleur. Sa seule possibilté est d'augmenter sa fréquence respiratoire (polypnée thermique).
Dans ces conditions, en cas d'effort important ou d'excitation intense, sa température peut monter à 39,5°C.
Il faut donc toujours apprécier la température en fonction de l'état d'excitation du chien.
En règle générale si la température est supérieure à 39°C, il faut consulter un vétérinaire.
Il existe également une particularité chez la chienne gestante : 24 h avant la mise-bas, sa température baisse de 1°C. A la fin de la gestation, il est donc recommandé de prendre chaque jour la température de la chienne : si au bout de 24 h elle n'a toujours pas accouché il est alors impératif de consulter le vétérinaire.

L'Uvéite
Les yeux du chien sont souvent soumis à rude épreuve, du fait de l'activité même du chien : piqures de ronces, chocs, irritation mécanique, grattage, bagarres ...
L'oeil est un organe fragile, et il faut régulièrement s'assurer qu'il est en bon état.
Vérifier la couleur du blanc de l'oeil : à l'état normal on voit de fins vaisseaux rouges qui serpentent sur la conjonctive qui est blanche, parfois, surtout chez les chiens agés, on peut voir des taches de couleur marron. Si, par contre, la conjonctive est rouge et que les vaisseaux sont très visibles, il faut rapidement consulter un vétérinaire.
Vérifier que le chien ouvre correctement l'oeil : parfois la gêne ressentie par l'animal l'oblige à fermer l'oeil, qui est souvent, dans ce cas larmoyant. Là encore il faut consulter rapidement un vétérinaire.
Enfin évidement, en cas de blessure il faut rapidement faire examiner l'animal.
Il faut savoir que les traumatismes à l'oeil ont souvent un aspect impressionnant, mais que traîtés rapidement et correctement, il guérissent très bien. En cas de problème occulaire, il est très important d'agir vite.

 

MALADIES GRAVES

La Parvovirose


La parvovirose est une maladie grave chez le chien qui provoque une entérite hémorragique et qui peut s’avérer fatale surtout chez les jeunes chiots.
Elle est causée par un virus, un parvovirus canin, très résistent dans l’environnement et qui se rencontre principalement dans les lieux à forte densité canine, tels que chenils, refuges, élevages, animaleries, expositions, cliniques vétérinaires par exemple. Les chiots mal immunisés peuvent être contaminés en ingérant les particules de virus dans les selles des malades, commencent à excréter eux-mêmes les virus après 3-4 jours puis peu après montrent des premiers signes cliniques.
Les symptômes concernent principalement le système gastro-intestinal, le système lymphatique et plus rarement le système cardiovasculaire. Mais attention, des jeunes chiots peuvent mourir d’un choc aigu avant de montrer un quelconque signe de maladie.
Un chiot malade de parvovirose peut dans un premier temps montrer de l’apathie, des vomissements, des diarrhées avec du sang ou des glaires importantes puis souffrira rapidement de léthargie avec de la fièvre. Il va se déshydrater, perdra vite du poids et s’affaiblira totalement. Même si la maladie est particulièrement virulente chez les animaux de moins de 3 mois, elle peut aussi se rencontrer chez un chien adulte et provoquer sa mort.
Le diagnostic se pose principalement à l’aide des particules virales que l’on trouve lors du début de la maladie dans les selles. Les signes cliniques sont également souvent caractéristiques.
Il n’existe malheureusement aucun traitement, seules des mesures thérapeutiques de soutien peuvent être entreprises, en autre une réhydratation adéquate de l’animal. On dit souvent qu’un animal ayant survécu 4 ou 5 jours de cette maladie est sauvé. Par contre, des mesures de prévention existent et sont très suivies dans les endroits les plus risqués. Il s’agit dans un premier temps de la désinfection des locaux suite à une infection puisque les virus sont très stables dans l’environnement, et dans un deuxième temps, la vaccination.
Différents vaccins existent de nos jours et sont très efficaces face à cette terrible maladie. Le protocole de vaccination du chiot dépendra de chaque environnement à risque, puis chaque année une injection de rappel doit être effectuée pour continuer à protéger le chien qui, même adulte, peut encore succomber à la parvovirose.

Le Pyomètre

Les caractéristiques et les causes de ce problème : Le pyomètre est une affection touchant l’utérus ayant pour origine un dérèglement hormonal (des hormones sexuelles) survenant le plus souvent dans les deux mois qui suivent les chaleurs de la chienne. Le dérèglement hormonal aboutit à une production trop importante de mucosités et de sécrétions par les glandes de la paroi utérine. Le col utérin étant fermé, les sécrétions s’accumulent dans l’utérus. Celui-ci se dilate alors de façon exagérée. Une infection bactérienne secondaire du contenu utérin vient souvent compliquer le tableau clinique. Le pyomètre est susceptible de toucher toutes les chiennes de plus de sept ans, n’ayant pas été stérilisées. Il n’y a pas de prédisposition de race pour cette affection. La cause précise du dérèglement hormonal n’est pas connue. Toutefois, certains pyomètres ont pour origine l’utilisation abusive ou inadaptée de traitements hormonaux (pour les avortements, l’interruption ou la prévention des chaleurs) et, dans ce cas, ils peuvent toucher des chiennes de tout âge.

Les symptômes :


Il existe deux formes principales de pyomètre : le pyomètre à col fermé : les sécrétions s’accumulent dans l’utérus. Mais aucune perte vulvaire n’est décelable. On note en revanche une distension abdominale. le pyomètre à col ouvert : la pression exercée par les sécrétions fait ouvrir le col utérin. On observe alors des écoulements vulvaires muco-purulents, avec parfois du sang. Les symptômes sont souvent peu spécifiques (mis à part les éventuels écoulements vulvaires). La chienne est, en effet, abattue et anorexique. Il arrive aussi que la chienne se mette à boire et à uriner en quantité très importante. On parle alors de polyuro-polydipsie. Enfin, de l’hyperthermie est parfois présente. Les symptômes généraux sont plus importants en cas de pyomètre à col fermé. La chienne est totalement prostrée, peut vomir ou être déshydratée. Cela aboutit parfois progressivement à un état de choc voire au coma.

Le diagnostic :


Le pyomètre doit être suspecté chez toute chienne non stérilisée de plus de sept ans, qui présente un abattement soudain, de l’anorexie et/ou une polyuro-polydipsie dans les deux mois qui suivent ses chaleurs. Le diagnostic est assez facile à réaliser si des pertes vulvaires sont présentes. En revanche, lorsque le pyomètre est à col fermé, il est plus difficile à mettre en évidence. Il faut alors effectuer des radiographies de l’abdomen ou une échographie abdominale. Ces deux techniques d’imagerie révèlent, en effet, une dilatation utérine anormale et la présence d’un contenu liquidien dans l’utérus. Des examens sanguins sont parfois réalisés. La numérationformule montre souvent une augmentation du nombre de globules blancs (et plus particulièrement des polynucléaires neutrophiles). Les examens biochimiques révèlent parfois une augmentation du taux de l’urée et de la créatinine sanguines, en cas de déshydratations et d’atteinte rénale concomitante.

Le traitement :


Le pyomètre est une affection grave qu’il faut traiter rapidement. Le traitement le plus couramment effectué et le plus efficace est d’ordre chirurgical. Il consiste en une ovariohystérectomie, c’est-à-dire que l’on retire les deux ovaires et l’utérus dans sa totalité. Les chiennes sont souvent perfusées durant et après l’intervention, notamment pour lutter contre la déshydratation. Une antibiothérapie par voie générale complète généralement le traitement. Le traitement chirurgical est le plus efficace car il permet une guérison totale et rapide. De plus, cela évite la survenue de récidives aux chaleurs suivantes. Il existe en effet des traitements médicaux pour traiter le pyomètre. Mais, ceux-ci sont moins concluants et le risque d’apparition de récidives aux chaleurs suivantes est assez important. Les traitements médicaux sont donc réservés pour les chiennes dont l’état général est trop atteint et qui ne peuvent donc pas subir une intervention chirurgicale. Il peut aussi être réalisé chez des chiennes reproductrices dont les propriétaires refusent l’ovario-hystérectomie. Les traitements médicaux consistent à provoquer une dilatation du col utérin puis des contractions des parois utérines, pour faire expulser les sécrétions. On y adjoint aussi un traitement antibiotique. Ces traitements médicaux sont toutefois assez lourds et ne constituent pas le traitement de choix du pyomètre. Il est effectivement préférable de privilégier l’intervention chirurgicale.

Le Syndrôme du Bébé Nageur

Le phénomène qu'on appelle «bébé nageur» se produit principalement dans une petite portée 3/4/5 chiots, gros, suralimentés par une mère excessivement maternelle et présente près de ses chiots, avec une surabondance de lait ou une carence minérale pendant la gestation. Généralement le chiot a entre 5 jours et 3 semaines.
Les symptômes sont évidents même pour un éleveur néophyte :
le chiot est mou, incapable de se lever sur ses pattes, il reste aplati au sol et son thorax s'écrase, les épaules et les coudes s'écartent sur les cotés, ll ne peut plus avancer pour aller aux mamelles, les côtes ne parviennent plus à protéger les poumons le coeur et l'estomac, en quelques heures le chiot peut mourir étouffé.
Lorsque vous constatez cet état, le temps presse, vous n'avez que quelques heures pour réagir.
Achetez du papier de peintre ou de carrossier en ruban de 1,5 cm maximum, c'est un papier crépon peu collant.
Eloignez la mère de la caisse de mise bas, de force s'il le faut, pour qu'elle n'arrache pas de suite votre bandage.
Premier point crucial :
Le Massage des cotes.
Prenez le chiot dans une main et massez doucement ses côtes pour leur redonner une forme arrondie.
Ces massages sont à renouveler le plus souvent possible pendant le traitement.Après quelques minutes de massage, vous allez entraver les deux pattes avant entre le poignet et le coude avec le ruban adhésif, surtout sans serrer pour ne pas couper le sang.
Vous réunirez les deux pattes entre elles en laissant 4 cm d'espace entre elles, de façon à ce qu'elles soient droites devant les épaules.
Remettez le chiot dans la caisse après avoir pris la précaution de poser au sol un textile agrippant pour que le chiot ne glisse pas en cherchant à marcher.
La meilleure solution est la moquette imitation pelouse verte à fibres courtes. Des serpillières "nid d'abeille" cousues entre elles et bien tendues peuvent aussi faire l'affaire.
Il faut obliger le chiot à marcher ou se tirer avec ses deux pattes entravées, en pinçant gentiment le derrière.
Cet exercice est à renouveler plusieurs fois par jour. Il faut surveiller constamment le chiot et bien veiller à le coucher sur le coté pour dormir ou téter (on peut le bloquer dans cette position avec des chaussettes lestées).
Surveillez aussi sa mère pour qu'elle n'arrache pas le bandage.
Renouvelez le bandage une fois par 24 h impérativement, à cet âge le chiot change chaque jour et essayez ne pas couper la circulation du sang.
Toute la réussite du traitement consiste justement à trouver le bon équilibre dans le serrage de l'adhésif. Trop lâche il ne sert à rien, trop serré il peut causer des dégâts circulatoires aux pattes.
En général le traitement agit en 48 h mais selon la situation cela peut durer jusqu'à 10/15 jours.
Lorsque le bébé nageur peut se lever seul et tenir sur ses pattes, il est sauvé.
Une autre astuce, transmise par un de nos visiteurs est d'utiliser, lorsque les chiots commencent à se déplacer, en fond de caisse des plateaux à oeufs.
Ceci permet aux chiots de se déplacer en ayant les pattes dans les trous tout n'ayant pas à supporter le poids du corps, ce qui fait que la cage thoracique reste à la bonne hauteur et ne s'écrase pas.
Cette méthode est un « système D » qui se transmet entre éleveurs amateurs et qui a fait ses preuves.
Certains vétérinaires la connaisse car ce phénoméne existe aussi dans l'élevage porçin.
Généralement elle est alors accompagnée de quelques injections de tonifiant musculaire.
Interrogez votre vétérinaire.
Si la solution préconisée est l'euthanasie, montrez lui cette page ou changez-en !
Nota : Ce syndrome du bébé nageur n'a aucune influence sur le développement ultérieur du chiot.

La dirofilariose

Qu’est-ce que la dirofilariose ?
La dirofilariose est une maladie cardiaque du chien que l’on rencontre un peu partout dans le Monde, dans les zones tropicales mais aussi dans certaines zones au climat tempéré. Le Sud de l’Europe est concerné, notamment la côte méditerranéenne et le Nord de l’Italie. Il existe aussi des quelques cas dans les Dombes par exemple. Cette maladie est due à un ver rond, Dirofilaria immitis, qui parasite le coeur du chien. Ce ver est transmis au chien par la piqûre de certains moustiques. Suite à la piqûre d’un moustique infecté, une larve (microfilaire) pénètre sous la peau du chien et évolue, puis migre vers le coeur une fois adulte et s’installe dans les artères pulmonaires. Ils vont ainsi gêner le fonctionnement du coeur et entraîner à long terme, ou, en cas d’infestation massive, un syndrome hémolytique grave qui relève de l’urgence ou encore une obstruction de la veine cave.

Quels sont les signes de la maladie ?
Les signes apparaissent généralement plusieurs mois après la piqûre infectante, voire des années après seulement. Elle se traduit par des problèmes cardiaques (insuffisance cardiaque droite) et respiratoires :
• toux,
• difficultés respiratoires,
• fatigabilité,
• syncopes à l’effort,
• perte de poids et fonte musculaire,
• épanchement abdominal et parfois thoracique, ainsi que des problèmes rénaux. Le syndrome "veine cave" est une forme particulièrement grave de la maladie, lorsque l’infestation est massive.
Les signes sont variés :
• anorexie, léthargie, affaiblissement,
• ictère (jaunisse) ou muqueuses pâles,
• hémoglobinurie (urines sombres),
• tachycardie. Le diagnostic se fait en fonction des signes cliniques, des résultats des examens sanguins et du contexte épidémiologique.
• Le vétérinaire peut aussi rechercher des microfilaires dans le sang ou faire un test sérologique.

Cette maladie est-elle grave ?
Cette maladie est très grave si les signes sont déjà avancés, et les séquelles sont importantes même en cas de réussite du traitement. Il existe des traitements pour éliminer ces vers, mais ils ne sont pas sans danger, car la destruction des vers entraîne des réactions de l’organisme : fatigue, anorexie, fièvre, toux, risque de thrombose...De plus, les injections sont douloureuses et peuvent entraîner les problèmes locaux. L’animal traité devra rester au repos le plus complet possible pendant au moins un mois voire davantage.

Comment protéger mon compagnon ?
Cette maladie étant potentiellement très grave et d’évolution lente, il est préférable de s’en prémunir. Pour cela, des précautions sont nécessaires :
• éviter les sorties crépusculaires en zone contaminée,
• éviter les marais et autres lieux humides si possible, notamment à la tombée de la nuit,
• mettre des moustiquaires aux fenêtres.
Le meilleur moyen reste toutefois le traitement prophylactique : le vétérinaire pourra vous prescrire un médicament préventif avant de partir en vacances dans le pourtour méditerranéen ou dans les tropiques. Il s’agit de comprimés qui protègent votre compagnon pendant un mois. Il faut les prendre avant le départ et continuer la traitement un mois après le retour.

 


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